Le changement, cet inconnu

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« Il n’existe rien de constant si ce n’est le changement. Bouddha »

Cette pandémie et ses conséquences (confinement, bouleversements économique, social, etc… nous annoncent un changement profond de nos systèmes régissant aussi bien le monde mais que notre vie personnelle.

On nous a bien dit : »rien ne sera plus comme avant ». Malgré tout, le souhait de chacun est de pouvoir poursuivre la vie d’avant. Cependant l’actualité et l’annonce du monde futur invitent une partie de la population à se projeter dans un monde meilleur, bienveillant, solidaire, libre, juste, en respect de notre planète terre.

Bien que cette perspective soit attrayante, il nous est bien difficile d’envisager concrètement  ce changement dans nos vies. Nous sommes fortement attachés à nos systèmes de croyances, conditionnés par ce monde matérialiste dont on nous a dit qu’il ferait notre bonheur, ligotés par la peur de tout ce qui pourraient entraver ce soit disant modèle parfait.

On nous a appris quoi penser et non comment penser. Alors il est temps de reprendre notre pouvoir, notre liberté de choisir ce qui est bien pour nous. Le changement aura lieu, alors soyons prêt à l’accueillir. Ouvrons-nous à la réflexion juste, en dehors de toute influence extérieure. Au regard de cette expérience du confinement, quels ont été les sujets sur lesquels j’ai été confronté.

Ce changement brusque nous demande d’agir sans plus attendre. La procrastination, nous amènera dans la résistance. La prise de décision et l’action permettront une adaptation à ce monde inconnu qui nous attend.

Krishna Murti disait : Jamais le connu pourra connaître l’inconnu ». Par contre nous avons cette possibilité de mettre en avant nos ressources pour aller vers cet inconnu en pleine conscience, en laissant derrière nous les peurs.

La patience et la confiance sont deux facteurs clés. Le changement de nos habitudes, nos croyances demande du temps et d’accepter d’aller au delà de nos résistances.

Je vous propose de vous accompagner sur ce chemin. Ce qui nous amènera à faire le bilan de votre situation aussi bien sur le factuel que sur l’inconscient, reconnaître vos émotions, vos frustrations, vos résistances, développer votre confiance et votre intuition.

 

 

Prana notre énergie vitale. Partie 1: les supports conducteurs de prana

Prana est l’énergie de vie circule à travers des canaux qui entourent notre corps et viennent même s’imbriquer à lui. Ce système à une nomenclature bien établie. Prana est l’un des cinq courants de Vata qui amènera l’énergie vitale dans le corps en même temps que l’oxygène.

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Le Prana, comme le mouvement des marées, monte et descend dans les corps physique et astral.

Pour que l’énergie puisse circuler il lui faut un support. Ce support sont les nadis (canaux), semblable à des fils électriques.

Les canaux (srotas) du corps physique sont reliés aux canaux (nadis) du corps subtil. Il existerait 72 000 nadis.

Trois canaux vont constituer le principal réseau. Ils se situent tout le long de la colonne vertébrale. Sushumna est le canal central, de chaque côté viennent s’entrelacer Ida et Pingala.

Sushumna : le plus central, il circule à travers la colonne vertébrale astrale. Il possède la nature de l’Ether, il est activé par la kundalini, il est de nature sattvique*l et lié au Feu (Téjas).

Ida (signifie inspiration et rafraîchissement) lunaire : à gauche de la base de la CV à la narine gauche, possède l’énergie de la lune par conséquent lié au féminin.

Ida est principalement actif la nuit, et est à l’origine du sommeil.

Sa couleur est le blanc, en lien avec Kapha, frais humide apaisant.

Il favorise les émotions, les sentiments, l’amour et l’attachement. Il est de nature tamasique*l.

Pingala, (signifie rouge), c’est un nadi solaire. Relié au masculin, de nature Pitta, chaud sec et stimulant.

Actif le jour, il favorise l’activité, la raison, la perception, l’analyse, et le discernement. Sa nature est rajasique*l.

La clé pour la santé du corps subtil est d’équilibrer la circulation d’énergie à travers les nadis.

Les chakras apparaissent aux croisements des nadis.

  • Croisements de 21 nadis = un chakra principal
  • Croisements de 14 nadis = un cakra secondaire
  • Croisements de 7 nadis = un point d’acupuncture

Le mot chakra signifie roue ou disque en rotation (vortex). Les chakras sont situés à la surface du corps éthérique à 6mm environ de la surface de la peau.

C’est un convertisseur capable de convertir la masse en énergie ou l’énergie en masse. Il peut convertir un type d’énergie en un autre type d’énergie, un état de conscience en un autre état de conscience. (Ex de l’électricité qui selon le convertisseur donnera du chauffage, de la lumière et autres).

Cette explication pour comprendre la base de notre fonctionnement. Chacun est doté de ce système ignoré par la plupart mais connu depuis des siècles voir millénaires  par différentes sociétés évoluées différents.

J’aborderai dans une prochaine publication comment  gérer Prana consciemment.

Aura - energy body - healing energy in meditation

Potage à la carotte et à l’orange

Peut se consommer froid en été, chaud en hiver

– Vata = Pitta + kapha

 

Pour 4 personnes

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6 grosses carottes coupées en rondelles

2 poireaux émincés

60 g de yaourt nature

35 cl de lait de coco

25 cl de bouillon de légumes

1 cuillère à soupe d’huile

100 g de noix de cajou concassées

2 cuillères à soupe de curry

1 cuillère à soupe de menthe fraîche hachée

1 cuillère à soupe de zeste d’orange + le jus

Sel, poivre

 

  1. Chauffer l’huile dans une casserole, ajouter les poireaux et cuire jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés (5 à 10 mn)
  2. Ajouter les carottes, curry, zeste d’orange et le jus d’orange
  3. Verser le lait de coco et le bouillon, laisser mijoter 10 minutes, puis laisser refroidir
  4. Mixez la soupe. Salez et poivrer et ajouter au moment de servir le yaourt, les noix de cajou et la menthe.
  5. Déguster

 

Soupe de brocoli aux graines de tournesol

Préparation : 15 minutes

Pour 4 personnes

+ (modérément) Vata, – Pitta, – Kapha

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4 Tasses de brocoli coupé en morceaux (environ un brocoli)

2 tasses d’eau

1 cuillère à soupe de Miso

¼ de tasse de graines de tournesol

2 à 4 gousses d’ail (sauf pour Pitta)

2 oignons, finement hachés

½ cuillère à café d’origan sec

Poivre noir

 

Laver et hacher le brocoli et les oignons.

Cuire le brocoli à la vapeur jusqu’à obtention d’un vert lumineux, environ 5 minutes.

Faire revenir les oignons dans du ghee ou graisse de coco

Pendant ce temps moudre les graines de tournesol.

Quand le brocoli est prêt le mettre tous les ingrédients dans un blender y compris l’eau de cuisson.

Servir immédiatement.

 

Salade de concombres de jardin pour l’été

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Pour 6-8 personnes

 10-12 pommes de terre majestueuses roseval

2 litres d’eau

1 pincée de sel gemme (sel rose ou gris)

4 concombres de jardin de taille moyenne

2 grandes poignées de haricots verts frais, bouts enlevés cuits

1 grosse poignée de roquette

1/2 tête de laitue romaine

1 botte d’oignons nouveaux

1 tasse de quinoa rouge cuit

1 bouquet d’aneth

1 poignée de coriandre fraîche

4-5 feuilles de basilic

1 citron vert

1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre

2 cuillère à soupe d’huile d’olive extra vierge

Sel et poivre

 

Dans une grande casserole, mélanger le sel, l’eau et les pommes de terre et porter à ébullition. Cuire jusqu’à ce que les pommes de terre soient tendres, environ 25 à 30 minutes. Retirer de la casserole et égoutter. Laissez-le reposer dans votre passoire pendant 5 minutes. Réfrigérer.

Coupez le reste des légumes en petits morceaux, à l’exception de la roquette qui peut être mélangée telle quelle. Couche dans un grand bol à salade et incorporer le quinoa. Une fois que vos pommes de terre sont fraîches, coupez-les en quartiers et ajoutez-les à votre salade. Ajoutez le Jus du citron vert et le vinaigre de cidre de pomme sur votre salade. Mélanger légèrement. Hacher finement les herbes et ajouter les. Enfin, versez de l’huile d’olive et remuez doucement. Assaisonnez avec du sel et du poivre.

 

Les 5 éléments : Le Feu

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L’élément Feu, « tejas » en sanscrit, est le troisième des cinq grands éléments (pancha mahabhuta). En troisième position il émane de l’éther et de l’air et en contient l’essence. L’élémentFfeu représente la capacité de chaleur et de lumière. Le feu est le générateur d’énergie dans le corps, tout comme le soleil est le générateur d’énergie pour la Terre.

L’origine de l’élément feu est Rupa. Rupa signifie forme ou couleur. La forme et la couleur sont le résultat de la perception. Rupa est le tanmatra, ou forme primordiale non manifestée de la perception, de la lumière, de la vision et donc de l’élément feu. Le feu et la vue ont une relation particulière. Le feu fournit la lumière pour la perception. Les yeux sont le véhicule par lequel la lumière est digérée et où la perception a lieu. Par conséquent, les troubles de la perception visuelle sont principalement ceux de l’élément feu.

Les pieds sont les organes d’action associés à l’élément Feu. C’est avec les pieds que nous réagissons à ce que nous voyons. Ils permettent de changer de direction en fonction de notre perception ainsi que de moduler l’intensité de l’action.

Le feu est chaud, léger, sec, rugueux, subtil, mobile, pénétrant, dur et clair. Le Feu est relié aux désirs telles la faim et la soif elles-mêmes reliées au système digestif ; à l’excès de chaleur dans le corps (fièvre, délire), à l’énergie sexuelle. Tejas représente la lumière, la chaleur, la libido, l’énergie, la compréhension, le métabolisme et le pouvoir de transformation.

Dans le corps humain, le feu s’exprime de cinq manières différentes :

  • La capacité à digérer les aliments (pachaka Pitta), il est situé dans l’intestin grêle.
  • A travers l’intellect, il digère les idées et permet la compréhension. (sadhaka Pitta), il fonctionne à travers le système nerveux et les sens..
  • La perception visuelle qui permet la mise en images (alocaka Pitta). Il est situé dans la pupille.
  • Le feu qui dynamise et tonifie le corps, ajoutant de la couleur au corps (ranjaka Pitta). Il est situé dans le foie, la rate, l’estomac et l’Intestin grêle.
  • Il régit l’éclat et le teint. Il régit la digestion de la chaleur ou de la lumière du soleil que nous absorbons par la peau (bhrajaka Pitta). Il est situé dans la peau.

Un feu excessif dans le corps provoque une accumulation de chaleur et un feu déficient entraîne une sensation de froid et bien d’autres dysfonctionnements.

Pitta doit être l’objet d’une attention toute particulière en été qui est une saison Pitta.

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Solstice d’été en Ayurveda

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Alors que le soleil est à son apogée, la saison estivale est à nos portes. L’Ayurveda utilise l’équinoxe et le solstice pour marquer les changements de saison. Appelé Ritukala, ce temps peut être utilisé pour synchroniser l’esprit et le corps dans une communion avec la Nature dans le respect de nos rythmes biologiques.

Ce solstice d’été vous invite à vous pencher sur votre alimentation, vos habitudes de vie. Sont-elles en accord avec votre vraie nature ? êtes-vous enraciné, stable et clair ? Avez-vous l’énergie et l’espace nécessaires pour vivre votre vie avec un but, tout en vous sentant capable de subvenir à vos besoins émotionnels, physiques, mentaux et spirituels ? L’Ayurveda nous guide pour nous apporter une vie saine et heureuse.

 

L’été est une saison Pitta, il peut être utile d’envisager de mettre en place des routines et des rituels ad hoc. L’Ayurveda utilise les Gunas (ou qualités) pour informer et équilibrer l’esprit et le corps. Alors, comprendre les qualités qui nous régissent en lien avec notre constitution (Prakriti) et celles correspondantes à la saison peut être très utile. En été, des qualités telles que chaud, vif, léger, liquide, mobile et gras peuvent être plus présentes, ce qui fait que l’on se sent fatigué, irritable, énergique, léger en fonction de nos propres dispositions naturelles. Pour aider à équilibrer ces gunas, l’Ayurveda nous recommande :

Se lever tôt, avant le lever du soleil (6 heures du matin), pendant le Brahma Muharta, une très belle façon de commencer la journée. C’est un moment calme et calme, souvent plus frais à l’extérieur et qui peut très facilement susciter un sentiment de connexion profonde, de gratitude et de grâce. Ces qualités en elles-mêmes sont fondamentales pour cultiver un ressenti de facilité, de clarté et d’équilibre.

Lors de la préparation de nourriture pendant les mois d’été, il est préférable d’éviter les aliments épicés et gras, la caféine excessive, l’alcool et tous les aliments glacés. Les aliments frais seront privilégiés y compris les épices et les herbes comme le cumin, la coriandre, le fenouil, la coriandre et le basilic.

Le mental est un outil puissant. Pendant l’été, prenez le temps de calmer et de rafraîchir l’esprit et le corps afin d’être en adéquation avec votre moi véritable.

Marcher nus pieds au sol ou dans l’herbe, à l’aube ou au crépuscule.

Si vous le pouvez baignez-vous au clair de lune. Vous ressentirez sa nature rafraîchissante jusqu’au cœur de votre être, laissez-vous en imprégner.

Pour un bilan et des  personnellement adaptés prenez rendez-vous en cabinet ou en ligne.

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Excellente fête de la musique à tous !

 

Namaste

Qu’est-ce qu’un Panchakarma

 

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Ayurveda, signifie littéralement « connaissance de la vie » ou « science de la longévité ». C’est la science de la guérison traditionnelle de l’Inde. Considérant la maladie comme le facteur résultant d’une vie en désaccord avec notre environnement, l’Ayurveda insiste sur le fait de rétablir l’harmonie et l’équilibre comme moyen de recréer un état de santé optimale à la fois dans le corps et l’esprit. Bien que les méthodes ayurvédiques utilisent de nombreuses thérapies comme : l’usage des plantes, l’alimentation, l’aromathérapie, la chromothérapie, les mantras, le yoga, la méditation et les conseils relatifs au mode de vie, le plus puissant de tous les traitements est celui du Panchakarma.

Le panchakarma est la forme traditionnelle de désintoxication du corps et de l’esprit. Il est utilisé depuis des milliers d’années pour rester en bonne santé, permettre le rajeunissement et une bonne vitalité. Il permet d’éliminer āma (toxines) produit par une digestion inadéquate. Les particularités d’āma sont lourdeur et viscosité dans le corps. Il obstrue nos systèmes et par conséquent endommage nos tissus et contribue ainsi à un terrain favorable à la maladie.

La présence d’āma dans le corps et un système digestif faible vont permettre à des maladies chroniques telles que le candida, le syndrome de fatigue chronique, les migraines, les maladies respiratoires chroniques et bien d’autres de s’installer. Le processus de Panchakarma élimine les toxines et permet le rétablissement d’un état d’équilibre et d’harmonie compatible avec une bonne santé.

Pancha en sanskrit signifie « cinq » et karma, une « action », et fait référence à cinq procédures différentes de purification et de rajeunissement propre à l’Ayurveda.

* Vamanam (vomissements thérapeutiques) – vomissements qui aident à dégager le tractus gastro-intestinal supérieur jusqu’au duodénum (extrémité de l’estomac) et une partie des voies respiratoires.

* Virechanam (purgation) – purgation induit le tractus gastro-intestinal du duodénum à la sortie.

*Niruha Basti : Basti nettoyant (lavement à base de décoctions de plantes dans de l’eau)

* Anuvasana Basti : Basti nourrissant (lavement à base d’huile médicamenteuse)

* Nasyam – inhalation nasale de substances médicamenteuses qui aident à dégager les voies respiratoires et les sinus.

Le corps a une capacité à se purifier de lui-même. Cependant lorsqu’il est « encrassé », lorsque les excès ont produit engorgements, stagnations dans le tract gastro-intestinal et dans les tissus, le Panchakarma s’avère d’une grande utilité.

Selon les cas, le Panchakarma pourra se faire sur différentes durées. Cependant il sera nécessaire une préparation préliminaire, indispensable, que l’on nomme Purvakarma. Le panchakarma est généralement pratiqué en Inde dans un ashram ou clinique ayurvédique sous la supervision d’un médecin ayurvédique.

Après la période de détoxification (Śodhana), le panchakarma se terminera par un temps de reconstitution, de régénération (Śamana et rasayana), la période détox pouvant être éprouvante ou fatigante selon les cas. C’est pourquoi il est considéré la capacité de la personne à faire cette cure. La situation de chaque individu étant différente, Bala (La force, la vitalité) sera prise en considération et pourra être renforcée lors de la période de préparation au panchakarma.

Si l’on souhaite purifier l’organisme, il est nécessaire de tout d’abord de le calmer, de réduire la vitesse du mental, de ralentir son rythme. Résumé en une phrase : « calmer son Vāta ».

C’est le premier remède pour la longévité, car l’essence même de la nature de la longévité est d’aller lentement, penser lentement, alimenter son corps en énergie, donc bien respirer, être en conscience.

Aller lentement ne veut pas dire ne pas être efficace, bien au contraire.

Un panchakarma est le plus beau cadeau que l’on puisse s’offrir. Toutefois avec nos vies en sur activité, notre manque de temps, la distance, les finances etc., ce n’est pas toujours réalisable.

C’est pourquoi nous vous proposons non pas un panchakarma mais une cure ayurvédique qui pourrait s’avérer préparatrice à un panchakarma ou à une volonté de reconsidérer son corps, sa façon de vivre et s’accorder un temps pour se retrouver, adopter de nouvelles habitudes bénéfiques à la santé, ralentir et reconnecter le corps et l’esprit en conscience des éléments (Ether, air, feu, eau et terre) qui nous gouvernent. S’offrir un espace de repos, de pause, de cocooning incluant soins ayurvédiques spécifiques : shirodhara, massages abhyanga, ugarshana et bien d’autres selon les besoins de chacun (Pas de vomissements ni de lavements comme pour un Panchakarma 😉 ). Un temps pour retrouver son centre, sa stabilité et son ancrage.

Cures ayurvédiques en Dordogne et dans le Gers

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Tulsi, le basilic sacré

Nous vivons dans une société où obésité, cancer, démence, dépression et autres maladies chroniques sont causés par notre style de vie moderne, ceci associé à un manque d’activité physique et une surconsommation de sucre, de gras, de sel, d’alcool et de tabac, plus l’exposition à un cocktail de produits chimiques issus de l’industrie.

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L’Ayurveda a une approche holistique de la santé et de la maladie. Elle préconise la prévention afin de conserver son capital santé à l’aide d’un style de vie sain et des routines journalières.

Le Tulsi, basilic sacré est un puissant adaptogène.

Il est nommé « l’incomparable », « la mère médecine de la nature », « la reine des plantes médicinales », « L’élixir de vie ». Ses propriétés sont d’ordre médical et spirituel. Tulsi est un tonique pour le corps, le mental et l’esprit. Il solutionne de nombreux problèmes de santé dus au style de la vie moderne.

Tulsi a des qualités chaude et amère, il pénètre les tissus en profondeur, sèche les sécrétions des tissus et normalise Kapha et Vata.

Une consommation régulière de Tulsi est dite préventive pour les maladies et participe au maintient d’une bonne santé, bien-être et longévité et aide à combattre le stress de la vie quotidienne. Il donne un bon teint, une voix douce, favorise la beauté, l’intelligence, l’endurance et le calme.

Tulsi est aussi recommandé en traitement pour toute une gamme de conditions : anxiété, toux, indigestion, asthme, diarrhée, fièvre, dysenterie, arthrite …. Et beaucoup d’autres dysfonctionnements.

Etant une plante adaptogène, Tulsi a une combinaison d’actions pharmacologiques qui agit sur le bien-être et la résilience. De nombreuses études médicales ont été faites et ont révélé une combinaison unique d’action : antibactérienne, antivirale, antifongique, anti protozoaire, antipaludique, anthelminthique, anti-moustique, anti-diarrhéique, anti-oxydant, anti-cataracte, anti-inflammatoire, chimio préventif, radio protecteur, hépato-protecteur, neuroprotecteur, cardioprotecteur, anti-diabétique, anti-hypercholestérolémies, anti-hypertenseur, anti-cancérogène, analgésique, antipyrétique, anti-allergique, immunomodulateur, dépresseur du système nerveux central, amélioration de la mémoire, antiasthmatique, antitussif, diaphorétique, antithyroïdien, anti-fertilité, anti-ulcère, activités antiémétiques, antispasmodiques, antiarthritiques, adaptogène, anti-stress, anti-cataractes, anti-leuco dermiques et anti-coagulants. Ces actions pharmacologiques aident le corps et l’esprit à faire face à une large gamme de stress chimiques, physiques, infectieux et émotionnels et de restaurer la fonction physiologique et psychologique

Elle agit contre la pollution de l’air, des centaines de milliers de plantes de Tulsi ont été plantées autour du Taj Mahal à Agra pour aider à protéger ce bâtiment en marbre emblématique des dommages causés par la pollution de l’environnement.

Dans l’hindouisme, Tulsi est vénéré comme une déesse et chaque partie de cette plante est vénérée et considérée comme sacrée, y compris les feuilles, la tige, la fleur, la racine, les graines et l’huile. Même le sol environnant, qui contient récemment des champignons endophytes bénéfiques, est considéré comme un aspect du divin. En tant que tels, les ménages hindis sont considérés comme incomplets sans Tulsi, généralement dans un pot en terre orné situé dans une cour où Tulsi sert à la fois à des fins pratiques et rituels. Par exemple, l’arôme distinctif de Tulsi qui ressemble à un clou de girofle et qui provient de sa forte teneur en eugénol sert à relier le maître de la maison au divin, tout en repoussant les moustiques, les mouches et autres insectes nuisibles. Tulsi est davantage intégré à la vie quotidienne par le biais de rituels du soir et du matin et d’autres pratiques spirituelles et de purification qui peuvent impliquer l’ingestion de ses feuilles ou la consommation de thé Tulsi.